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Os limites do progresso humano (Simondon 1994 [1959])

Os limites do progresso humano (Simondon 1994 [1959])

SIMONDON, Gilbert. 1994. Les limites du progrès humain. In: Gilles Châtelet (org.). Gilbert Simondon: une pensée de l’individuation et de la technique. Paris: Albin Michel, pp.268-75. [1959]

PROGRESSO HUMANO COMO AUMENTO DA RESSONÂNCIA INTERNA (pelo pensamento filosófico-reflexivo reticular antropocêntrico) AO SISTEMA DE CAUSALIDADES RECÍPROCAS (rede, conjunto, totalidade, organismo, autoregulação, representação em cada parte de todas as outras) FORMADO PELO HOMEM E SEU MUNDO COMO PRODUTOR-PRODUTO, OPERADOR-OPERADO, AGENTE-PACIENTE [em oposição à saturação-hipertrofia-automatismo antropo-excêntrica da pura ação ou passsividade]

Le problème du progrès humain ne peut être posé que si l’on fait intervenir le système complet d’activité et d’existence constitué par ce que l’homme produit [language => religion => technique] et par ce que l’homme est. (Simondon 1994:268)

Entre les concrétisations objectives de chaque cycle autolimité de progrès et l’homme existe un lien de causalité réciproque; dans chaque cycle de progrès, l’homme forme système avec ce qu’il constitue, et ce système est bien loin d’être saturé; ce n’est pas tout le possible de l’homme qui se reflète dans la concrétisation objective, langage, religion, technique. Dés lors, nous pouvons dire qu’il y a progrès humain seulement si, en passant d’un cycle autolimité au cycle suivant, l’homme accroît la part de lui-même qui se trouve engagée dans le système qu’il forme avec la concrétisation objective. Il y a progrès si le système homme-religion est doué de plus de résonance interne que le système homme-langage et si le système homme-technique est doué de plus de résonance interne que le système homme-religion. (Simondon 1994:270)

[A]près un élan empreint de pouvoir d’universalité qui manifeste un haut degré de résonance interne du système formé par l’homme et son langage ou l’homme et sa religion, apparaît une fermeture, une saturation progressive du système autonome de la concrétisation objective réduisant d’autant la résonance interne du système, initialement plus vaste, formé par l’homme et la concrétisation objective: le véritable centre de systématisation se déplace; à l’origine il est entre l’homme et la concrétisation objective; peu à peu, c’est la concrétisation objective qui est seule un système; l’homme s’excentre, la concrétisation se mécanise et s’automatise; le langage devient grammaire et la religion théologie. (Simondon 1994:270-1)

Transformant toutes les conditions de la vie humaine, augmentant l’échange de causalité entre ce que l’homme produit et ce qu’il est, le véritable progrès technique pourrait être considéré comme impliquant un progrès humain s’il avait une structure en réseau, les mailles de ce réseau étant de la réalité humaine; mais alors il ne serait plus seulement un ensemble de concrétisations objectives. Pour que le progrès technique soit autorégulateur, il faut qu’il soit un progrès d’ensemble, ce qui signifie que chaque domaine d’activité humaine employant des techniques doit être en communication représentative et normative avec tous les autres domaines; ce progrès sera alors de type organique et fera partie de l’évolution spécifique de l’homme. (Simondon 1994:274)

[C]ette résonance interne de l’ensemble formé par la concrétisation objective et l’homme est de la pensée, et se trouve transposable: seule la pensée philosophique est commune au progrès du langage, au progrès de la religion, au progrès de la technique; la réflexivité de la pensée est la forme consciente de la résonance interne de l’ensemble formé par l’homme et la concrétisation objective; c’est cette pensée qui assure la continuité entre les phases successives de progrès, et c’est elle seule qui peut maintenir la préoccupation de totalité, et faire ainsi que la décentration de l’homme, parallèlle à l’aliénation de la concrétisation objective, ne s’effectue pas. De nos jours, la pensée réflexive doit particulièrement s’attacher à guider l’activité technique de l’homme par rapport à l’homme, car c’est en ce domaine qu’existe le plus grand danger d’aliénation, et se trouve l’absence de structure empêchant le progrès technique exercé dans la concrétisation objective d’être partie intégrante du progrès humain, en formant système avec l’homme. La question des limites du progrès humain ne peut être posée sans celle des limites de la pensée, car c’est elle qui apparaît comme la principale dépositaire du potentiel évolutif de l’espèce humaine. (Simondon 1994:275)

CIBORGOLOGIA APLICADA (antropocentrismo técnico; sistema de causalidades recíprocas homem-mundo; metrologia humana, antropometria)

[L]a résonance interne du système d’ensemble homme-technique ne sera pas assurée tant que l’homme ne sera pas connu par la technique, pour devenir homogéne à l’objet technique. Le seuil de non-décentration, donc de non-aliénation, ne sera franchi que si l’homme intervient dans l’activité technique au double titre d’opérateur et d’objet de l’operation. (Simondon 1994:272)

Jusqu’à ce jour, il n’y a pas de solide relation d’intériorité entre les techniques d’action sur les choses et les techniques d’action sur l’homme. […] Comme, à l’heure présente, il n’existe ni une métrologie appliquée à l’homme, ni une énergétique humaine, l’unité des techniques tournées vers l’homme n’existe pas, et aucune relation véritable et continue n’est possible entre ces techniques et celles qui sont tournées vers les choses. Les différentes techniques tournées vers les choses ont fait leur apparition lorsque le savoir (en l’occurence la Physique, la Chimie), ont fourni à chacune d’elles les fondements d’une métrologie véridique. Un tel savoir, fondement d’une métrologie appliquée à l’homme, n’existe pas encore de façon stable dans le domaine du vivant. (Simondon 1994:272-3)

PROGRESSO TÉCNICO x PROGRESSO HUMANO

On ne peut confondre avec un progrès technique valable pour de vastes groupes humains les réalisations exceptionnelles atteintes en milieu spécialisé de technologie scientifique. (Simondon 1994:273)

Pour que le progrès technique puisse être considéré comme progrès humain, il faut qu’il implique réciprocité entre l’homme et les concrétisations objectives. […] [P]lus il s’opère en condition d’éclatement, moins il est un progrès humain […]. Le progrès technique serait beaucoup plus profondément un progrès humain s’il était déjà un progrès du tout des techniques, y compris l’agriculture qui est par excellence et en tous le sens du terme la parente pauvre. (Simondon 1994:274)

SUCESSÃO ou SOBREPOSIÇÃO (evolução até a saturação) =/= PROGRESSO (aumento ilimitado da ressonância interna ao sistema)

(Simondon 1994:2669-70)

LINGUAGEM E RELIGIÃO (explosão e saturação)

(Simondon 1994:271)

LINGUAGEM => RELIGIÃO => TÉCNICA (rumo ao + primitivo-natural-material-universal; “chute dans la primitivité”)

[L]a religion, en effet, concerne, en l’homme, une réalité plus primitive, moins localisée, plus naturelle, en qualquer façon, que celle à laquelle s’adresse le langage. La religion est plus implicite que le langage, plus près des bases, moins civilisée, donc moins limitée à la cité. La technique est encore plus primitive que la religion, elle rejoint l’élaboration et la satisfaction des besoins biologiques eux-mêmes; elle peut donc intervenir comme lien formant ensemble entre des hommes de groupes différents, ou entre des hommes et le monde, en des circonstances beaucoup moins étroitement limitées que celles qui autorisent le plein usage du langage ou la pleine communication religieuse. (Simondon 1994:271-2)

LINGUAGEM => RELIGIÃO => TÉCNICA (voltada ao humano; SUBSTITUINDO LINGUAGEM E RELIGIÃO)

Dans les cas les meilleurs, les techniques d’action sur l’homme viennent seulement remplacer un rôle jadis dévolu au langage (luttes politiques) ou à la religion (psychanalyse). La technique aurait des chances d’amorcer un processus de développement non sigmoïde si elle remplaçait efficacement et complètement l’activité du langage et l’activité religieuse. (Simondon 1994:272-3)

POR SER MAIS PRIMITIVA, A TÉCNICA PODE SER MENOS ALIENANTE

La technique seule est absolument universalisable parce que ce qui, de l’homme, résonne en elle, est si primitif, si près des conditions de la vie, que tout homme se possède en soi. Aussi, il y a au moins une chance pour que les germes de décentration de l’homme, donc d’aliénation des concrétisations objectives qu’il produit, soient moins forts dans la technique que dans le langage et la religion. (Simondon 1994:272)

PROGRESSO SIGMOIDAL

Que le progrès du langage et le progrès des techniques contiennent des processus d’inhibition interne donnant à leur développement en fonction fu temps une allure sigmoïde, cela n’est guère douteux pour le langage, et est peut-être vrai aussi dans le domaine des techniques. (Simondon 1994:268-9)

DESACELERAÇÃO DO PROGRESSO TÉCNICO (indústria, cotidiano urbano, agricultura) (progresso mais lento-profundo-real)

(Simondon 1994:273, 274)

O OBJETO e seu MEIO TÉCNICO

L’objet technique exige de plus en plus un milieu technique pour exister; ainsi, des machines comme une perforatrice ou un broyeur ne peuvent être employées dans un chantier artisanal sans risquer de provoquer la silicose chez les opérateurs: il faut non point seulement une entrée par effraction d’une machine nouvelle, mais une transformation du milieu artisanal en milieu industriel, ce qui exige des conditions d’alimentation en énergie, d’automatisation, de télécommande, sans parler des conditions humaines et économiques qui rendent encore plus lente cette transformation. (Simondon 1994:273)

FÉ ANTI-MALTHUSIANA NO PROGRESSO

(Simondon 1994:273-4)

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