study note
Redes segundo Dupuy (1996)

Redes segundo Dupuy (1996)

DUPUY, Gabriel. 1996. Réseaux (Philosophie de l’organisations). Encyclopaedia Universalis 19. Paris, pp.875-82.

IMPERATIVO

Il faut aujourd’hui comprendre ce qu’est un réseau. (Dupuy 1996:875)

POR QUE E COMO?

Pourquoi et comment le terme “réseau” qui pendant près de vingt siècles a désigné un filet, un ouvrage formé d’un entrelacement régulier de fils ou de ficelles a-t-il échappé à son acception textile pour pénétrer le rubriques des dictionnaires telles l’anatomie, la physique, l’électricité, la thermodynamique, l’informatique, la géographie, la sociologie? (Dupuy 1996:875)

ETIMOLOGIA

Réseau provient étymologiquement du latin retis (filet). (Dupuy 1996:875)

MEDICINA (Diderot, Bichat, Magendie, Harvey, Descartes, Poiseuille)

À partir du XVIIIe siècle, progressivement, la medecine s’empare métaphoriquement du réseau pour décrire puis pour rendre compte du fonctionnement de l’organisme humaine. (Dupuy 1996:875)

Dans la première moitié du XIXe siècle s’affermit donc un concept de réseau appliqué à l’analyse de l’organisme humain. (Dupuy 1996:875)

L’anatomie et la médecine françaises ont entrevu dès le XVIIIe siècle l’intérêt du concept de réseau. (Dupuy 1996:875)

CORREIO

. (Dupuy 1996:875)

HISTORICIDADE DO TERMO

La construction des routes, des ouvrages de défense, d’adduction d’eau et l’assainissement des villes, tous équipements qui appellent aujourd’hui sans conteste l’emploi du terme réseau, se réalise en France pendant tout le XVIIIe siècle et au début du XIXe sans que les ingénieurs pensent “réseau”. (Dupuy 1996:875)

ARVORE (hierarquia) =/= REDE (conexões cruzadas e transversais)

. (Dupuy 1996:876)

SAINT-SIMON, PROFETA DAS REDES

En dépit de ces quelques succès, lents et liités, chez les médecins et les ingénieurs territoriaux, en dpepit de la préexistence d’un véritable réseau national – le réseau postal -, la métaphore réticulaire n’aurait probablement pas poursuivi ses conquêtes si elle n’avait été à partir de 1830 au coeur de la pensée de l’école saint-simonienne. (Dupuy 1996:876)

ACEPÇÃO MORFOLÓGICA

Les réseaux de diffraction désignent des dispositifs comportant des lignes régulièrement espacées de façon à produire des effets de diffraction de la lumière ou d’ondes électromagnétiques. Les réseaux cristallins fournissent une typologie raisonnée de la disposition ds ions ou des atomes à l’intérieur de certains corps cristallisés. (Dupuy 1996:877)

PARADIGMA INFORMACIONAL

C’est d’abord l’image du tissu, des mailles, du filet qui revient au-devant de la scène. Is s’agit bien de liens multiples enre les éléments, hommes ou machines. Mais la nature de ces liens et de la communication qu’ils peuvent établir est profondément différente de ce qui fondait jusque-là les utilisations du concept de réseau. (Dupuy 1996:876)

[L]e paradigme informationnel nous invite à voir autrement le réseau. (Dupuy 1996:877)

A POTÊNCIA DO CONCEITO DE REDE

Issu d’une métaphore banale caractérisant une description topologique, il s’est progressivement enrichi de l’idée de circulation de fluides et plus récemment de la notion d’information. Il a trouvé des utilisations nombreuses du côté de sciences et de techniques diverses, de la médecine aux sciences de l’ingénieur et de la cristallographie à la biologie. (Dupuy 1996:878)

REDE e DIFERENÇA

Première référence obligée: le chaos. Par rapport à une situation chaotique, le réseau organise. Is distingue des points singuliers, des éléments différentiables, des lieux divers, selon des règles qui sont les siennes. Le réseau est d’abord organisation des différences. Il “formate” des noeuds entre lesquels il étend ses lignes. Il crée aussitôt des liens entre ce qu’il a différencié. Cela vaut aussi bien pour un réseau cristallographique que pour un réseau de chemin de fer. Dans le domaine des sciences sociales […] [l]e réseau fait émerger de l’anonymat des individus qui ont entre eux certaines affinités. Ces individus deviendront des relais vers d’autres (les amis de nos amis!), et le réseau se constitue, réorganisant sur une base collective l’offre et la demande atomistiques. (Dupuy 1996:878)

REDE (flúida) versus ESTRUTURA (sólida)

Le concept de réseau n’est intéressant que si les individus peuvent jouer avec leurs roles, se jouer des limites et contraintes institutionnelles et sociologiques ordinaires. Le réseau suppose des acteurs susceptibles de mobiliser des relations sociales qui ne sont pas nécessairement représentatives de leur appartenance (réseaux clandestins). Les liens sociaux ainsi noués demeurent conjoncturels et occasionnels. Le réseau, même encadré dans une structure solide, reste fluide. (Dupuy 1996:879)

REDE une FLUIDEZ e SOLIDEZ pela CONEXÃO (redes neurais)

Le pouvoir organisateur du réseau n’est donc pas du côté de la différenciation. Mais, en même temps, le réseau organise en connectant. La connexité est la vraie nature du réseau. Il en tire toute sa puissance d’organisation. […] Il s’agit de cette capacité du réseau de réaliser un grand nombre de liasons, fussent-elles éphémères, entre les éléments, les points qui en font partie. Dans l’organisation du réseau règnent des mailles, des boucles, des redondances de toutes sortes. (Dupuy 1996:879)

[C]’est le pouvoir de connexion qui progressivement organise les neurones en un réseau au fonctionnement intelligent. (Dupuy 1996:880)

REDE é POTENCIAL [potentiel] (e não “poder” [pouvoir])

L’organisation en réseau est donc très particulière puisq’elle relève noins d’un pouvoir que d’un potentiel. (Dupuy 1996:880)

A REDE, O COLETIVO e O OPERADOR

[si des évolutions techniques successives n’étaient parvenues à] résoudre le problème des connexions du réseau, c’est-à-dire de la commutation, dans des conditions spatiales et temporelles acceptables. Organisateur de la différence par la connexion, le réseau est de fait gestionnaire du collectif. Des qu’un acteur social, planificateur saint-simonien ou “opérateur” moderne, a en charge le fonctionnement du réseau, il doit maintenir un difficile équilibre entre la sauvegarde de toutes les possibilités offertes par la complexité intrinsèque du réseau, d’où provient le véritable pouvoir organisateur, et une forme minimale de gestion collective nécessaire au moins pour inscrire le réseau dans l’espace-temps social. […] Lorsque sa gestion se collectivise, le réseau perd de vue – au moins en partie – la richesse des différences, des liens qu’il pourrait établir et qui fondent son pouvoir d’organisation. (Dupuy 1996:880)

REDE ESPAÇO-TEMPORAL

[L]e principe organisateur réticulaire n’est pas seulement d’ordre spatial, mais il est d’ordre spatio-temporel. (Dupuy 1996:881)

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