{"id":1498,"date":"2023-03-31T03:44:17","date_gmt":"2023-03-31T03:44:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/?page_id=1498"},"modified":"2023-03-31T03:44:17","modified_gmt":"2023-03-31T03:44:17","slug":"neonio-argonio-e-mercurio-em-simondon-2005-1958","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/projetos\/a-agencia-social-dos-elementos-quimicos\/levantamentos-da-presenca-de-elementos-quimicos-em-livros\/neonio-argonio-e-mercurio-em-simondon-2005-1958\/","title":{"rendered":"Ne\u00f4nio, arg\u00f4nio e merc\u00fario em Simondon (2005 [1958])"},"content":{"rendered":"<p>Cette premi\u00e8re d\u00e9couverte inductive fut suivie d&#8217;une deuxi\u00e8me qui manifeste la m\u00eame m\u00e9thode et aboutit au m\u00eame r\u00e9sultat. Apr\u00e8s 1895, date de la d\u00e9couverte des rayons X, on montra que ces rayons peuvent rendre les gaz conducteurs, en cr\u00e9ant une conductibilit\u00e9 identique \u00e0 la conductibilit\u00e9 \u00e9lectrolytique, dans laquelle des charges \u00e9lectriques sont transport\u00e9es par des ions, provenant cette fois non de la d\u00e9composition d&#8217;une mol\u00e9cule, mais de celle des atomes eux-m\u00eames, puisque ces ions existent m\u00eame dans un gaz monoatomique comme <strong>l&#8217;argon<\/strong> ou le <strong>n\u00e9on<\/strong>. Cette d\u00e9composition permet \u00e0 l&#8217;induction de faire un pas de plus dans la recherche des structures: l&#8217;\u00e9lectron de Stoney restait une quantit\u00e9 d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une particule physique ins\u00e9cable; il devient maintenant plus substantiel, parce que l&#8217;ionisation des gaz exige une repr\u00e9sentation structurale dans laquelle la charge \u00e9lectrique n\u00e9gative est lib\u00e9r\u00e9e de ce lourd support qu&#8217;\u00e9tait l&#8217;ion \u00e9lectrolytique. Enfin la d\u00e9couverte des structures a pu parcourir deux ans plus tard une nouvelle \u00e9tape. Si l&#8217;on se borne \u00e0 mesurer les quantit\u00e9s d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 qui passent \u00e0 travers une colonne de gaz ionis\u00e9, on peut concevoir l&#8217;ind\u00e9pendance de l&#8217;\u00e9lectron par rapport \u00e0 toute particule mat\u00e9rielle lourde. Mais cette ind\u00e9pendance reste abstraite; elle est le principe exp\u00e9rimental qui permet de sauver les ph\u00e9nom\u00e8nes. Si au contraire on pousse la recherche exp\u00e9rimentale plus loin en essayant d&#8217;analyser physiquement le contenu du tube \u00e0 d\u00e9charge, lorsque la pression de gaz diminue, on obtient l&#8217;espace obscur de Crookes qui envahit tout le tube lorsque la pression tombe \u00e0 1\/100e de millim\u00e8tre de <strong>mercure<\/strong>; cet espace, qui s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 partir de la cathode, tr\u00e8s progressivement, tandis que la pression d\u00e9croissait, r\u00e9alise en quelque mani\u00e8re l&#8217;analyse physique de l&#8217;ensemble primitivement continu qu&#8217;\u00e9tait le gaz ionis\u00e9, dans lequel on ne pouvait discerner les \u00e9lectrons libres des autres charges \u00e9lectriques, \u00e0 savoir les charges positives, port\u00e9es par les ions. On a pu alors supposer que l&#8217;espace obscur de Crookes contenait des \u00e9lectrons libres en transit. Les exp\u00e9riences sur les \u00ab rayons cathodiques\u00bb furent consid\u00e9r\u00e9es comme des exp\u00e9riences sur les \u00e9lectrons libres. Certes, on pourrait dire que dans cette derni\u00e8re exp\u00e9rience la discontinuit\u00e9 des \u00e9lectrons dispara\u00eet en m\u00eame temps que leur association avec un ph\u00e9nom\u00e8ne tel que l&#8217;ionisation d&#8217;un liquide ou d&#8217;un gaz, dans laquelle ils se manifestent comme charges de grandeur fixe associ\u00e9e \u00e0 des particules. Toutes les exp\u00e9riences que l&#8217;on fit \u00e0 ce moment sur les rayons cathodiques \u00e9taient macrophysiques et montraient l&#8217;existence de charges \u00e9lectriques en transit dans le tube, sans indiquer une structure microphysique discontinue; on ne pouvait faire l&#8217;exp\u00e9rience sur un seul \u00e9lectron; la luminescence du tube de verre, la normalit\u00e9 des rayons par rapport \u00e0 la cathode, leur propagation rectiligne, leurs effets calorifiques et chimiques, le fait qu&#8217;ils transportent des charges \u00e9lectriques n\u00e9gatives, leur d\u00e9viation sous l&#8217;influence d&#8217;un champ \u00e9lectrique et d&#8217;un champ magn\u00e9tique, sont autant d&#8217;effets macrophysiques d&#8217;apparence continue. Cependant, en raison m\u00eame de la d\u00e9marche inductive au terme de laquelle cette d\u00e9couverte \u00e9tait obtenue, il \u00e9tait n\u00e9cessaire de supposer que ces rayons cathodiques \u00e9taient faits de particules discontinues d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9, parce que l&#8217;on rendait compte ainsi de la structure de l&#8217;exp\u00e9rience: les \u00e9lectrons du gaz ionis\u00e9 mais encore indiff\u00e9renci\u00e9 dans la d\u00e9charge disruptive sont, d&#8217;apr\u00e8s la structure de l&#8217;exp\u00e9rience, identiques \u00e0 ceux qui occupent l&#8217;espace obscur de Crookes ; ces derniers sont identiques \u00e0 ceux qui forment les rayons cathodiques. Les \u00e9lectrons de l&#8217;ionisation d&#8217;un gaz au moment de la d\u00e9charge disruptive ou non disruptive sont identiques \u00e0 ceux qui sont v\u00e9hicul\u00e9s par les ions n\u00e9gatifs dans l&#8217;\u00e9lectrolyse d&#8217;un corps. (Simondon 2005 [1958]:118-9)<\/p>\n<p>SIMONDON, Gilbert. 2005 [1958]. <em>L&#8217;individuation \u00e0 la lumi\u00e8re des notions de forme et d&#8217;information<\/em>. Grenoble: \u00c9ditions J\u00e9r\u00f4me Millon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette premi\u00e8re d\u00e9couverte inductive fut suivie d&#8217;une deuxi\u00e8me qui manifeste la m\u00eame m\u00e9thode et aboutit au m\u00eame r\u00e9sultat. Apr\u00e8s 1895, date de la d\u00e9couverte des rayons X, on montra que ces rayons peuvent rendre les gaz conducteurs, en cr\u00e9ant une conductibilit\u00e9 identique \u00e0 la conductibilit\u00e9 \u00e9lectrolytique, dans laquelle des charges \u00e9lectriques sont transport\u00e9es par des ions, provenant cette fois non [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":1212,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1498","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1498","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1498"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1498\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1499,"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1498\/revisions\/1499"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1212"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1498"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}