{"id":1480,"date":"2023-03-31T03:23:10","date_gmt":"2023-03-31T03:23:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/?page_id=1480"},"modified":"2023-03-31T03:23:10","modified_gmt":"2023-03-31T03:23:10","slug":"carbono-e-sodio-em-simondon-2005-1958","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.laspa.slg.br\/en\/projetos\/a-agencia-social-dos-elementos-quimicos\/levantamentos-da-presenca-de-elementos-quimicos-em-livros\/carbono-e-sodio-em-simondon-2005-1958\/","title":{"rendered":"Carbono e s\u00f3dio em Simondon (2005 [1958])"},"content":{"rendered":"<p>Quelle modification avons-nous d\u00fb apporter \u00e0 la conception de l&#8217;individuation physique en passant de l&#8217;individuation des formes allotropiques \u00e0 celle, plus fondamentale, du cristal par rapport \u00e0 la substance amorphe? L&#8217;id\u00e9e que l&#8217;individuation consiste en une op\u00e9ration est rest\u00e9e sans modification, mais nous avons pu pr\u00e9ciser que la relation qu&#8217;\u00e9tablit cette op\u00e9ration [Relation rendue possible par l&#8217;existence d&#8217;un rapport analogique entre la substance amorphe et le genne structural, ce qui revient \u00e0 dire que le syst\u00e8me constitu\u00e9 par la substance amorphe et le germe rec\u00e8le de l&#8217;information.] peut \u00eatre tant\u00f4t actuellement op\u00e9rante, tant\u00f4t en suspens, prenant alors tous les caract\u00e8res apparents de la stabilit\u00e9 substantielle. La relation est ici observable comme une limite active, et son type de r\u00e9alit\u00e9 est celui d&#8217;une limite. Nous pouvons en ce sens d\u00e9finir l&#8217;individu comme un \u00eatre limit\u00e9, mais \u00e0 condition d&#8217;entendre par l\u00e0 qu&#8217;un \u00eatre limit\u00e9 est un \u00eatre polarisant, poss\u00e9dant un dynamisme ind\u00e9fini de croissance par rapport \u00e0 un milieu amorphe. L&#8217;individu n&#8217;est pas substance, car la substance n&#8217;est limit\u00e9e par nulle autre chose que par elle-m\u00eame (ce qui a conduit Spinoza \u00e0 la concevoir comme infinie et comme unique). Tout substantialisme rigoureux exclut la notion d&#8217;individu, comme on peut le voir chez Descartes, ne pouvant expliquer \u00e0 la princesse Elisabeth en quoi consiste l&#8217;union des substances en l&#8217;Homme, et mieux encore chez Spinoza qui consid\u00e8re l&#8217;individu comme une apparence. L&#8217;\u00eatre Fini est le contraire m\u00eame de l&#8217;\u00eatre limit\u00e9, car l&#8217;\u00eatre fini est born\u00e9 de lui m\u00eame, parce qu&#8217;il ne poss\u00e8de pas une suffisante quantit\u00e9 d&#8217;\u00eatre pour cro\u00eetre sans fin ; au contraire, dans cet \u00eatre ind\u00e9fini qu&#8217;est l&#8217;individu, le dynamisme d&#8217;accroissement ne s&#8217;arr\u00eate pas, parce que les \u00e9tapes successives de l&#8217;accroissement sont comme autant de relais gr\u00e2ce auxquels des quantit\u00e9s d&#8217;\u00e9nergie potentielle toujours plus grandes sont asservies pour ordonner et incorporer des masses de mati\u00e8re amorphe toujours plus consid\u00e9rables. Ainsi, les cristaux visibles \u00e0 l&#8217;\u0153il nu sont d\u00e9j\u00e0, par rapport au germe initial, des \u00e9difices consid\u00e9rables: un domaine cubique de diamant, de 1 flm de c\u00f4t\u00e9, renferme plus de 177 000 000 000 d&#8217;atomes de <strong>carbone<\/strong>. On peut donc penser que le germe cristallin a d\u00e9j\u00e0 \u00e9norm\u00e9ment grandi quand il atteint la taille d&#8217;un cristal visible \u00e0 la limite du pouvoir s\u00e9parateur des microscopes optiques. Mais on sait de plus qu&#8217;il est possible de \u00ab nourrir\u00bb un cristal artificiel, dans une solution sursatur\u00e9e tr\u00e8s soigneusement maintenue en conditions de croissance lente, de mani\u00e8re \u00e0 obtenir un individu cristallin pesant plusieurs kilogrammes. Dans ce cas, m\u00eame si l&#8217;on supposait que le germe cristallin est d\u00e9j\u00e0 un \u00e9difice de grandes dimensions relativement aux atomes dont il est form\u00e9, on trouverait qu&#8217;un cristal d&#8217;un volume d&#8217;un d\u00e9cim\u00e8tre cube a une masse un million de milliards de fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle d&#8217;un germe cristallin suppos\u00e9 de 1 \u03bcm3 de volume. Les cristaux de taille courante, qui constituent presque la totalit\u00e9 de l&#8217;\u00e9corce terrestre, comme ceux de quartz, de feldspath et de mica dont le granite est compos\u00e9, ont une masse \u00e9gale \u00e0 plusieurs millions de fois celle de leur germe. Il faut donc supposer de toute n\u00e9cessit\u00e9 l&#8217;existence d&#8217;un processus d&#8217;asservissement par relais successifs, qui permet \u00e0 la tr\u00e8s faible \u00e9nergie contenue dans la limite du germe de structurer une masse aussi consid\u00e9rable de substance amorphe. C&#8217;est, en fait, la limite du cristal qui est le germe, pendant l&#8217;accroissement, et cette limite se d\u00e9place au fur et \u00e0 mesure que le cristal s&#8217;accro\u00eet; elle est faite d&#8217;atomes toujours nouveaux, mais elle reste dynamiquement identique \u00e0 elle-m\u00eame, et s&#8217;accro\u00eet en surface en conservant les m\u00eames caract\u00e9ristiques locales d&#8217;accroissement. Ce r\u00f4le primordial de la limite est mis particuli\u00e8rement en relief par des ph\u00e9nom\u00e8nes tels que celui des figures de corrosion, et surtout de l&#8217; \u00e9pitaxie, qui constituent une remarquable contre\u00e9preuve. Les figures de corrosion, obtenues dans l&#8217;attaque d&#8217;un cristal par un r\u00e9actif, manifestent de petites d\u00e9pressions \u00e0 contours r\u00e9guliers, que l&#8217;on pourrait nommer des cristaux n\u00e9gatifs. Or, ces cristaux n\u00e9gatifs sont de forme diff\u00e9rente selon la face du cristal sur laquelle ils apparaissent; la fluorine peut \u00eatre attaqu\u00e9e par l&#8217;acide sulfurique; or, la fluorine cristallise sous forme de cubes qui, par le choc, donnent des faces parall\u00e8les \u00e0 celles de l&#8217;octa\u00e8dre r\u00e9gulier. Par la corrosion, sur une face du cube, on voit appara\u00eetre des petites pyramides quadrangulaires, et, sur une face de l&#8217;octa\u00e8dre, des petites pyramides triangulaires. Toutes les figures apparaissant sur une m\u00eame face ont m\u00eame orientation. L&#8217;\u00e9pitaxie est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui se produit lorsqu&#8217;on prend un cristal comme support d&#8217;une substance en voie de cristallisation. Les cristaux naissants sont orient\u00e9s par la face cristalline (d&#8217;une substance chimique diff\u00e9rente) sur laquelle ils sont plac\u00e9s. La sym\u00e9trie ou la dyssym\u00e9trie du cristal appara\u00eet dans ces deux ph\u00e9nom\u00e8nes. Ainsi, la calcite et la dolomie, C03Ca et (C03)2CaMg, attaqu\u00e9es par l&#8217;acide nitrique dilu\u00e9, sur une face de clivage, pr\u00e9sentent des figures de corrosion sym\u00e9triques pour la calcite et dyssym\u00e9triques pour la dolomie. Ces exemples montrent que les caract\u00e8res de la limite de l&#8217;individu physique peuvent se manifester en tout point de cet individu redevenu limite (par exemple, ici, par clivage). L&#8217;individu peut ainsi jouer un r\u00f4le d&#8217;information et se conduire, m\u00eame localement, comme singularit\u00e9 active, capable de polariser. Toutefois, on peut se demander si ces propri\u00e9t\u00e9s, et en particulier l &#8216;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 que nous venons de noter, existent encore \u00e0 tr\u00e8s petite \u00e9chelle: y a-t-il une limite inf\u00e9rieure de cette individuation cristalline? Ha\u00fcy formula en 1784 la th\u00e9orie r\u00e9ticulaire des cristaux, confirm\u00e9e en 1912 par Laue gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9couverte de la diffraction des rayons X par les cristaux, qui se comportent comme un r\u00e9seau. Ha\u00fcy \u00e9tudiait la calcite, qui se pr\u00e9sente sous des formes tr\u00e8s vari\u00e9es; il d\u00e9couvrit que tous les cristaux de calcite peuvent donner par clivage un m\u00eame rhombo\u00e8dre, parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8de dont les six faces sont des losanges \u00e9gaux, et font entre elles un angle de 105\u00ba 5&#8217;. On peut, par le choc, rendre ces rhombo\u00e8dres de plus en plus petits, visibles seulement au microscope. Mais la forme ne change pas. Ha\u00fcy a suppos\u00e9 une limite \u00e0 ces divisions successives, et a imagin\u00e9 les cristaux de calcite comme des empilements de ces rhombo\u00e8dres \u00e9l\u00e9mentaires. Par la m\u00e9thode de Laue, on a pu mesurer gr\u00e2ce aux rayons X les dimensions de ce rhombo\u00e8dre \u00e9l\u00e9mentaire, dont la hauteur est \u00e9gale \u00e0 3,029 X 10-8 cm. Le sel gemme, qui poss\u00e8de trois clivages rectangulaires, est fait de cubes \u00e9l\u00e9mentaires ins\u00e9cables dont l&#8217;ar\u00eate mesure 5,628 X 10-8 cm. Un cristal de sel gemme peut alors \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme constitu\u00e9 par des particules mat\u00e9rielles (mol\u00e9cules de chlorure de <strong>sodium<\/strong>) dispos\u00e9es aux n\u0153uds d&#8217;un r\u00e9seau cristallin constitu\u00e9 par trois familles de plans r\u00e9ticulaires se coupant \u00e0 angle droit. Le cube \u00e9l\u00e9mentaire est nomm\u00e9 maille cristalline. La calcite sera constitu\u00e9e par trois syst\u00e8mes de plans r\u00e9ticulaires, faisant entre eux un angle de 105 0 5&#8242;, et s\u00e9par\u00e9s par l&#8217;intervalle constant de 3,029 X 10-8 cm. Tout cristal peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme constitu\u00e9 d&#8217;un r\u00e9seau de parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des. Cette structure r\u00e9ticulaire rend compte non seulement de la stratification parall\u00e8le aux clivages, mais encore de plusieurs modes de stratification. Ainsi, dans le r\u00e9seau cubique, qui explique la structure du sel gemme, on peut mettre en \u00e9vidence une stratification parall\u00e8le aux plans diagonaux du cube. Cette stratification se manifeste dans la blende. Les n\u0153uds du r\u00e9seau cubique peuvent \u00eatre arrang\u00e9s en des plans r\u00e9ticulaires parall\u00e8les aux faces de l&#8217;octa\u00e8dre r\u00e9gulier: nous avons vu plus haut le clivage de la fluorine, qui correspond \u00e0 une telle stratification. Cette notion de stratification multiple m\u00e9rite d&#8217;\u00eatre particuli\u00e8rement m\u00e9dit\u00e9e, car elle donne un contenu \u00e0 la fois intelligible et r\u00e9el \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de limite. La limite est constitutive quand elle est non pas la borne mat\u00e9rielle d&#8217;un \u00eatre, mais sa structure, constitu\u00e9e par l&#8217;ensemble des points analogues d&#8217;un point quelconque du milieu cristallin. Le milieu cristallin est un milieu p\u00e9riodique. Il suffit, pour conna\u00eetre compl\u00e8tement le milieu cristallin, de conna\u00eetre le contenu de la maille cristalline, c&#8217;est\u00e0-dire la position des diff\u00e9rents atomes; en soumettant ceux-ci \u00e0 des translations selon trois axes de coordonn\u00e9es, on trouvera tous les points analogues qui leur correspondent dans le milieu. Le milieu cristallin est un milieu triplement p\u00e9riodique dont la p\u00e9riode est d\u00e9finie par la maille. Selon M. Wyart, \u00ab on peut se faire une image, tout au moins dans le plan, de la p\u00e9riodicit\u00e9 du cristal en le comparant au mot(j; ind\u00e9finiment r\u00e9p\u00e9t\u00e9, d&#8217;un papier de tenture\u00bb (Cours de Cristallographie pour le certificat d&#8217;\u00c9tudes Sup\u00e9rieures de Min\u00e9ralogie, Centre de Documentation Universitaire, p. 10). M. Wyart ajoute: \u00abCe motif se retrouve, en tous les n\u0153uds d&#8217;un r\u00e9seau de parall\u00e9logrammes; les c\u00f4t\u00e9s du parall\u00e9logramme \u00e9l\u00e9mentaire n&#8217;ont aucune existence, exactement comme la maille \u00e9l\u00e9mentaire du cristal.\u00bb La limite n&#8217;est donc pas pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9e; elle consiste en structuration ; d\u00e8s qu&#8217;un point arbitraire est choisi dans ce milieu triplement p\u00e9riodique, la maille \u00e9l\u00e9mentaire se trouve d\u00e9termin\u00e9e, ainsi qu&#8217;un ensemble de limites spatiales. En fait, la source commune de la limite et de la structuration est la p\u00e9riodicit\u00e9 du milieu. Nous retrouvons ici avec un contenu plus rationnel la notion d\u00e9j\u00e0 indiqu\u00e9e de possibilit\u00e9 ind\u00e9finie de croissance; le cristal peut cro\u00eetre en conservant tous ses caract\u00e8res parce qu&#8217;il poss\u00e8de une structure p\u00e9riodique; la croissance est donc toujours identique \u00e0 elle-m\u00eame; un cristal n&#8217;a pas de centre qui permette de mesurer l&#8217;\u00e9loignement d&#8217;un point de son contour ext\u00e9rieur par rapport \u00e0 ce centre; sa limite n&#8217;est pas, relativement \u00e0 la structure du cristal, plus \u00e9loign\u00e9e du centre que les autres points; la limite du cristal est virtuellement en tout point, et elle peut y appara\u00eetre r\u00e9ellement par un clivage. Les mots d&#8217;int\u00e9riorit\u00e9 et d&#8217;ext\u00e9riorit\u00e9 ne peuvent pas s&#8217;appliquer avec leur sens habituel \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9 qu&#8217;est le cristal. Consid\u00e9rons, au contraire, une substance amorphe: elle doit \u00eatre born\u00e9e par une enveloppe, et sa surface peut avoir des propri\u00e9t\u00e9s appartenant en propre \u00e0 la surface. Ainsi, une goutte d&#8217;eau produite par un comptegouttes prend au cours de sa formation un certain nombre d&#8217;aspects successifs que la m\u00e9canique \u00e9tudie; ces aspects d\u00e9pendent du diam\u00e8tre du tube, de la force d&#8217;attraction due \u00e0 la pesanteur, de la tension superficielle du liquide; ici, le ph\u00e9nom\u00e8ne est extr\u00eamement variable selon l&#8217;ordre de grandeur adopt\u00e9, parce que l&#8217;enveloppe agit en tant qu&#8217;enveloppe et non en tant que limite. Notons bien d&#8217;ailleurs que les corps amorphes peuvent prendre dans certains cas des formes r\u00e9guli\u00e8res, comme celle des gouttes d&#8217;eau qui constituent le brouillard; mais on ne peut pas parler de l&#8217;individuation d&#8217;une goutte d&#8217;eau comme on parle de l&#8217;individuation d&#8217;un cristal, parce qu&#8217;elle ne poss\u00e8de pas, tout au moins de mani\u00e8re rigoureuse et dans la totalit\u00e9 de sa masse, une structure p\u00e9riodique. Une goutte d&#8217;eau de grandes dimensions n&#8217;est pas exactement identique pour toutes ses propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 une goutte d&#8217;eau de petites dimensions [Dans la nature, ces individus imparfaits sont souvent form\u00e9s d&#8217;un cristal autour duquel se fixe une substance amorphe, dans certaines conditions (brouillard, neige). Les conditions de formation de ces individus imparfaits sont comparables aux conditions de sursaturation: on peut amorcer la fonllation de pluie ou de neige dans un air satur\u00e9 en r\u00e9pandant des cristaux.]. (Simondon 2005 [1958]:90-3)<\/p>\n<p>SIMONDON, Gilbert. 2005 [1958]. <em>L&#8217;individuation \u00e0 la lumi\u00e8re des notions de forme et d&#8217;information<\/em>. Grenoble: \u00c9ditions J\u00e9r\u00f4me Millon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelle modification avons-nous d\u00fb apporter \u00e0 la conception de l&#8217;individuation physique en passant de l&#8217;individuation des formes allotropiques \u00e0 celle, plus fondamentale, du cristal par rapport \u00e0 la substance amorphe? 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